L'Observatoire de l'Argentine contemporaine est un espace consacré à mieux comprendre les enjeux majeurs de la société argentine contemporaine.

LA NOUVELLE REVUE ARGENTINE

Observatoire de l'Argentine Contemporaine
Emblèmes identitaires :

Autour de quelques emblèmes identitaires, Mosner évoque avec une synthèse graphique remarquable, les grands thèmes de la société argentine. En économie, les industries et les ouvriers d’une époque révolue, celle des années 50  et du premier péronisme.

En politique les grands cortèges des manifestations qui rythment de façon indélébile l'histoire argentine. Ou encore les militaires, omniprésents depuis le premier coup d’Etat en 1930, ainsi que la puissante Eglise Catholique. Les marques culturelles sont, sans conteste, celles qui ont fait la renommé du pays, le tango, le football, le gaucho.Enfin avec un regard de dessin animé, l'animal TOTEM de la richesse argentine basée sur la rente agraire et l'élevage.Le tout sur fond de croix aux couleurs du drapeau argentin, avec au centre, une note optimiste : le soleil généreux à visage humain, le même soleil dit « incaique » qu’avec ces 32 rayons fut l’emblème du drapeau argentin depuis la déclaration de l’Indépendance.
Ces clichés d’identité sont profondément ancrés dans la conscience collective et l’artiste les fait émerger avec un pinceau espiègle que nous aimons, car l'humour est encore un trait dinstinct de l'être argentin.

Diana Quattrocchi-Woisson

Présidente de l'Observatoire de l'Argentine contemporaine

Le logo et l'affiche de présentation de l'Observatoire de l'Argentine contemporaine, ont été conçus et réalisés par l'artiste argentin Ricardo Mosner en juin 2001.

 

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Edition du livre du colloque international 2010

Juan Bautista ALBERDI et l'indépendance argentine La force de la pensée et de l'écriture

Sous la direction de Diana Quattrocchi-Woisson

Juan Bautista Alberdi, né en Argentiine en 1810, mort en France en 1884, fut un acteur engagé, un témoin lucide et fin analyste de la longue et difficile marche vers l'indépendance argentine. Il vécut de longues années en France d'abord comme représentant diplomatique, ensuite comme ambassadeur sans titres ni créances, d'une conscience sud-américaine bien en avance sur son temps. Jean-Jaurès, en visite en Argentine en 1911, lui rendit un hommage appuyé en affirmant que ses écrits appartaient au trésor commun de l'esprit humain et qu'ils pouvaient cotoyer sans pâlir ceux de Tocqueville, Laboulaye, et même Montesquieu. Les pages de son livre le crime de la guerre résonnent encore par leur pertinence et leur modernité. Entre autres mérites, il sut anticiper et dénoncer la dérive militariste qui marqua plusieurs pays d'Amérique du sud. En 1844, ce penseur érudit et visionnaire formulait déjà un programme audacieux d'unité douanière, de monnaie unique et même d'une banque propre à la région latino-americaine.

Dans le contexte commémoratif des bicentenaires des indépendances latino-américaines, des spécialistes de France et d'argentine ont été réunis pour nous offrir dans Juan Bautista Alberdi et l'indépendance argentine. La force de la pensée et de l'écriture un livre essentiel pour comprendre l'originalité du processus de construction nationale après la rupture du lien colonial et pour saisir l'importance des efforts intellectuels qui ont rendu possible une telle entreprise .

Diana Quattrocchi-Woisson est historienne, chercheur au CNRS, à l'Institut des Sciences sociales du politique, UMR 7220, présidente de l'Observatoire de l'Argentine contemporaine, membre de l'institut des Amériques et auteur de nombreux travaux scientifiques sur la société argentine.

Actualité : la prochaine séance de l'Observatoire :

La crise argentine de 2001 et la crise actuelle en Europe

Portée et limites d'une comparaison : enjeux sociaux et politiques.

avec Eduardo JOZAMI Directeur du Centre Culturel pour la Mémoire Haroldi Conti - economiste, historien, journaliste

Aldo FERRER Professeur émérite de l'Université Buenos Aires - Economiste - Ambassadeur d'Argentine en France

Radio : France-Inter, lundi 9 avril 2012

La marche de l'histoire : La guerre des Malouines,

Une émission de Jean Lebrun avec Diana QUATTROCCHI-WOISSON, Historienne, chercheur CNRS-ISP

Trente ans après, Buenos Aires revendique toujours les Malouines dont la récupération est une obligation constitutionnelle. La présidente, Madame Kirchner, la remplit en commémorant la défaite de 1982 depuis Ushuaïa : aux yeux des Argentins, l'archipel relève de la Terre de Feu.

Aux Falkland, c'est le nom que les habitants sujets de la Couronne donnent à l'endroit depuis 1833, on fait mémoire de la guerre quotidiennement - point besoin d'anniversaire. Le territoire est parsemé de débris laissés par l'aviation argentine et de mines anti-personnel; l'unique journal local, le Penguin News ne parle que des faits et des suites de la guerre : aujourd'hui la fermeture des ports de la région aux navires battant pavillon des Falkland, demain la contestation de l'exploitation pétrolière au large de l'archipel.

En 1982, l'écrivain Borges observait, étonné, "deux chauves qui se battaient pour un peigne". François Mitterrand, lui, était fasciné par la détermination que mettait Margaret Thatcher à défendre "trois moutons aussi velus que frigorifiés". Aujourd'hui encore, 61% des britanniques sont déterminés à garder les Falkland et les Argentins, nation de déracinés, restent atteints de la maladie de la mémoire des Malouines.

Colloque international octobre 2012 Universités Paris et Pau

La guerre des Malouines trente ans après
Conflit, sorties de conflit, mutations politiques, représentations

Responsables scientifiques  :

Michael Parsons  : Professeur à l'Université de Pau et des pays de l'Adour, Membre de l'Institut des Amériques.

Diana Quattrocchi-Woisson : Chercheur CNRS-ISP, Membre de l'Institut des Amériques, Présidente de l'Observatoire de l'Argentine contemporaine.

Conseil Scientifique : Christian Boix (Université de Pau et des pays de l'Adour), François Brunet (Université Diderot Paris 7), Luc Capdevila (Université de Rennes), Christian Delporte (Université de Versailles – CHCSC), Laurent Dornel (Université de Pau et des pays de l'Adour), Ludovic Fortin (Timédia), Christian Grataloup (Université Diderot Paris 7), Jean-Michel Lacroix (Université Sorbonne Nouvelle Paris 3), Jean Piel (Université Diderot Paris 7 – Observatoire de l'Argentine contemporaine), Jacques Portes (Université Paris VIII), Carlos Quenan (IHEAL-CREDA-Université Sorbonne Nouvelle Paris 3), Jean-Claude Sergeant (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3), Jean-François Sirinelli (Centre d'Histoire de Sciences Po Paris), Sébastien Velut (IHEAL-CREDA-Université Sorbonne Nouvelle Paris 3)

 

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