L'Observatoire de l'Argentine contemporaine est un espace consacré à mieux comprendre les enjeux majeurs de la société argentine contemporaine.
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LA NOUVELLE REVUE ARGENTINE

Autour de quelques emblèmes identitaires, Mosner évoque avec une synthèse graphique remarquable, les grands thèmes de la société argentine. En économie, les industries et les ouvriers d’une époque révolue, celle des années 50 et du premier péronisme.
En politique les grands cortèges des manifestations qui rythment de façon indélébile l'histoire argentine. Ou encore les militaires, omniprésents depuis le premier coup d’Etat en 1930, ainsi que la puissante Eglise Catholique. Les marques culturelles sont, sans conteste, celles qui ont fait la renommé du pays, le tango, le football, le gaucho.Enfin avec un regard de dessin animé, l'animal TOTEM de la richesse argentine basée sur la rente agraire et l'élevage.Le tout sur fond de croix aux couleurs du drapeau argentin, avec au centre, une note optimiste : le soleil généreux à visage humain, le même soleil dit « incaique » qu’avec ces 32 rayons fut l’emblème du drapeau argentin depuis la déclaration de l’Indépendance.
Ces clichés d’identité sont profondément ancrés dans la conscience collective et l’artiste les fait émerger avec un pinceau espiègle que nous aimons, car l'humour est encore un trait dinstinct de l'être argentin.
Diana Quattrocchi-Woisson
Présidente de l'Observatoire de l'Argentine contemporaine



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Juan Bautista ALBERDI et l'indépendance argentine La force de la pensée et de l'écriture
Sous la direction de Diana Quattrocchi-Woisson
Juan Bautista Alberdi, né en Argentiine en 1810, mort en France en 1884, fut un acteur engagé, un témoin lucide et fin analyste de la longue et difficile marche vers l'indépendance argentine. Il vécut de longues années en France d'abord comme représentant diplomatique, ensuite comme ambassadeur sans titres ni créances, d'une conscience sud-américaine bien en avance sur son temps. Jean-Jaurès, en visite en Argentine en 1911, lui rendit un hommage appuyé en affirmant que ses écrits appartaient au trésor commun de l'esprit humain et qu'ils pouvaient cotoyer sans pâlir ceux de Tocqueville, Laboulaye, et même Montesquieu. Les pages de son livre le crime de la guerre résonnent encore par leur pertinence et leur modernité. Entre autres mérites, il sut anticiper et dénoncer la dérive militariste qui marqua plusieurs pays d'Amérique du sud. En 1844, ce penseur érudit et visionnaire formulait déjà un programme audacieux d'unité douanière, de monnaie unique et même d'une banque propre à la région latino-americaine.
Dans le contexte commémoratif des bicentenaires des indépendances latino-américaines, des spécialistes de France et d'argentine ont été réunis pour nous offrir dans Juan Bautista Alberdi et l'indépendance argentine. La force de la pensée et de l'écriture un livre essentiel pour comprendre l'originalité du processus de construction nationale après la rupture du lien colonial et pour saisir l'importance des efforts intellectuels qui ont rendu possible une telle entreprise .
Diana Quattrocchi-Woisson est historienne, chercheur au CNRS, à l'Institut des Sciences sociales du politique, UMR 7220, présidente de l'Observatoire de l'Argentine contemporaine, membre de l'institut des Amériques et auteur de nombreux travaux scientifiques sur la société argentine.
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